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Randonnées



du 2au 6 octobre Dunkerque Perpignan Laurent Marcel Alex


    PREPARATION
    En septembre 2009, alors que nous nous retrouvons fortuitement à déjeuner ensemble, le projet d’une diagonale ensemble vint naturellement. Nous avons effectué une belle randonnée de 3 jours dans le Causse Méjéan ensemble et avons parcouru Rennes-Brest-Rennes avec joie en juin. Laurent a déjà fait la diagonale Strasbourg Perpignan. L’arrivée à Perpignan s’imposant presque pour le plaisir de rencontrer Mireille, nous évoquons Dunkerque Perpignan. Allez, chiches ! Nous sommes déjà en septembre, il faut préparer la feuille de route, trouver une date qui nous convienne. Ce sera début octobre.
    Dès le lendemain, Laurent a ébauché une route par l’ouest de Paris. L’engrenage est lancé, nous nous inscrivons pour DP du 2 au 6 octobre.
    L’horaire et le découpage des étapes se feront en fonction des trains et des possibilités de transport des vélos. Nous voyagerons en train jusqu’à Dunkerque le vendredi 2 octobre, via Paris, et une arrivée prévue à 14h30. Ensuite nous prendrons la route vers Abbeville pour une petite étape de 130 km. Le lendemain nous ferons Abbeville-Bracieux (8 km après Chambord) par une étape longue de 330 km mais peu vallonnée. Le troisième jour ce sera Bracieux-Neuvic, soit environ 280 km et les premiers contreforts du Massif Central. Puis nous roulerons une quatrième étape difficile de 280 km et 3600 m de dénivelé positif entre Neuvic et Lacaune à travers ce même massif. Il ne nous restera alors plus que 170 km de Lacaune à Perpignan et moins de bosses. Nous prévoyons un retour le lendemain par le train.
    C’est un itinéraire avec une option ouest pour contourner la région parisienne et les difficultés du Massif Central. Cette option peut paraître longue, mais les cartes Michelin indiquent 1180 km, ce qui est très proche de la moyenne des diagonales DP. En plus cette route évite la route désagréable entre Narbonne et Perpignan.




    PREMIERE ETAPE, nous arrivons le 2/10/2009 à 14h30 à Dunkerque. Zapilon, un membre du forum vélocouché nous attend devant la gare et nous guide jusqu’au commissariat. Après 10 minutes d’attente, nous pointons à 15h. C’est parti !!! Les mollets nous démangent.
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    Nous partons en direction de St Omer, en longeant le canal de Dunkerque. Le profil est ultra plat. Arrivés à St Omer, nous postons la carte de départ et saluons Zapilon qui rentre chez lui, à Dunkerque. Pour nous c’est direction Fruges, Hesdin puis Abbeville. La route n’est plus toute plate et la circulation assez importante. Arrivés sur Abbeville, il fait nuit et la circulation s’intensifie. Il est 20h30 et nous avons parcouru 130 km. Nous nous restaurons et logeons à l’hotel IBIS. Un buffet pour le petit-déjeuner dès 4h00 nous a séduit. Nous tamponnons nos cartes.


    SECONDE ETAPE, direction Oisemont, Aumale, Gournay-en-Bray et Gisors. Il fait nuit, il y a du vent défavorable et le profil est loin d’être plat. Et tout à coup nous apercevons un vélo couché qui vient à notre rencontre. C’est Hardemar sur le forum de vélo couché qui est venu de Boulogne à Gournay et qui vient nous encourager et partager quelques kilomètres avec nous. Sa présence nous divertit et son expérience de diagonaliste nous est utile en nous suggérant de pousser jusqu’à Gisors pour faire la pause et le contrôle en même temps.

    A Gisors nous prenons un petit déjeuner et retrouvons Jean-Lou, qui sévit également sur le forum de vélo couché. Hardemar nous quitte et Jean Lou nous accompagne dans le difficile et venté Vexin jusqu’à Mantes la Jolie. Nous discutons de l ‘avantage du moteur à gravipotentiel très avantageux en descente mais pénalisant en côte. Il ne reste plus qu’à atteindre Houdan, ensuite ce sera tout plat. La montée est douce mais le revêtement ne rend pas et le vent de ¾ face est défavorable. A Houdan nous déjeunons d’un Kébab et repartons vers Nogent le Roi. Vivement la vallée de l’Eure ! Quelques kilomètres avant Nogent nous rencontrons Papy volant, un cycliste couché encore qui nous encourage et nous prend en photo. La vallée de l’Eure est belle et abritée du vent, c’est un réel plaisir.




    C’est là que nous rencontrons Franck qui vient à notre rencontre depuis Chartres. Grâce à lui nous traverserons cette ville efficacement et pourrons prendre un verre au pied de la cathédrale. Maintenant c’est la Beauce qui nous attend. Une Beauce belle, mais désolée, monotone, ventée, plate. Ça nous change de nos Alpes. Peu avant Varize, Fanfan70, un cycliste couché, nous attend au bord de la route avec son Baron et sa fille dans la remorque. Cette rencontre est extraodinaire car elle sort de notre ordinaire : une apparition au milieu de nulle part. Fanfan a déjà 4 diagonales à son actif et les quelques kilomètres jusqu’à Varize nous permettent d’échanger sur son expérience.


    Puis arrive Ouzouer-le-marché, le paysage devient moins monotone, la route moins droite. Il est 19h30, le seul restaurant ouvert est complet et refuse de nous servir un repas. Nous repartons en direction de Beaugency dans l’espoir de nous restaurer, mais finalement décidons de ne pas nous écarter de notre route et de nous contenter de nos restes dans nos sacoches.
    … Mer, la Loire, Chambord … les kilomètres défilent….
    La traversée du parc du château de Chambord, de nuit, est assez magique. Le vent s’est calmé avec la tombée du jour, nous avançons bien sur ces grandes lignes droites. Nous entendons les bruits des animaux autour de nous. Enfin Bracieux et notre hôtel. Nous nous couchons à 22h30 épuisés.

    TROISIEME ETAPE. Nous nous sommes accordé un répit supplémentaire de ½ h par rapport à l’horaire prévu. Nous nous attendons à de grandes ligne droites roulantes jusqu’à la Châtre. La ½ h fut utilement utilisée à dormir, mais les lignes droites ne sont finalement pas si roulantes. Arrivés à Vatan, vers 8h, nous déjeunons solidement (pâté Berrichon, pâté Creusois, pain au chocolat, croissant, café, ..) et repartons vers La Châtre que nous atteignons vers 11h30. C’est un point de contrôle, nous faisons une pause. Nous en profitons pour passer à la pharmacie, à la pâtisserie et à la supérette pour un casse-croûte. A 12h15 nous repartons en direction de la Creuse. Le profil commence à se relever, nous sommes dans les contreforts du massif Central. La route est calme, c’est le début de l’après-midi et nous roulons sur de magnifiques paysages qui nous divertissent sous un soleil agréable.
    Descente sur Moûtiers d’Ahun et nous atteignons Aubusson, un point de contrôle également, par la petite route D23 de la Rochette. Tous les commerces sauf un café Turc sont fermés. Nous nous désaltérons et repartons vers Felletin puis la Courtine. Des jeunes du club d’Aubusson nous accompagnent un bout. C’est l’occasion pour Marcel de montrer les bonnes performances de nos vélos. La vallée des sources de la Creuse grimpe régulièrement mais certainement. Arrivés à la Courtine, il ne nous reste plus que quelques petites bosses et quelques bonnes descentes jusqu’à Neuvic que nous atteignons vers 20h30. Nous savions la route en travaux, mais à Neuvic il n’y a carrément plus de bitume. L’hôtel que nous avons réservé se révèle être en assez mauvais état, la salle à manger sent le tabac et le patron est largement éméché. Ce n’est rien, nous voulons juste manger dormir et repartir à 4h le lendemain. Un habitant nous apprend que la route des gorges (D982) est fermée (information difficile à obtenir par téléphone, bien que le site des diagonalistes nous ait averti, ainsi que Pierre Martin). Nous ferons donc un détour de 9 km et grimperons une pente bien raide après le barrage de l’Aigle.


    QUATRIEME ETAPE. Notre feuille de route est légèrement optimiste, nous aurons un détour à faire, nous décidons, malgré la fatigue et la légèreté du petit-déjeuner en chambre de partir à l’heure. Nous y arriverons presque : départ 4h10. La levée des corps fut très difficile. Nous descendons sur la Dordogne, au barrage de l’Aigle. La remontée vers Mauriac est raide au début. La température est douce. Laurent redoutait la portion Mauriac Aurillac pour l’avoir parcouru en voiture. Il aura raison, en plus il y a beaucoup de voitures et de poids lourds qui parfois nous frôlent d’un peu près. Il doit avoir faim car je le vois dans mon rétro contrairement à d’habitude.

    Nous roulons jusqu’avant St Cernin. Une erreur de lecture de carte et de dénivelé nous fera espérer qu’il ne reste qu’une grande descente jusqu’à Aurillac, mais en fait il reste surtout une côte sévère à gravir dans St Cernin. Avant Aurillac, dont la traversée semble vallonnée, nous nous arrêtons à Naucelles dans un petit café. Nous avons besoin de petit-déjeuner solidement. Surtout Laurent et Alex. Nous repartons au Sud, contournons Aurillac et prenons une route plus agréable. Après quelques petites montées, nous entamons une magnifique descente sur la vallée du Dourdou jusqu’à Conques, située tout de même 60 m au-dessus de la route. Mais c’est tellement beau qu’ils sont vites oubliés.

    Nous déjeunons et tamponnons nos cartes et repartons vers Rodez. Il fait chaud. Rodez se voit de loin et impressionne. Heureusement nous ne rentrons pas dans le centre ville. Quand on voit la hauteur des piles du viaduc sous lequel nous passons, on se dit que c’est haut ! Fausse joie, car à la Mouline, il faut mouliner pour grimper sur le plateau. La mauvaise signalétique nous obligera à emprunter quelques hectomètres d’une voie rapide, puis nous continuons jusqu’à la Primaube où nous nous désaltérons d’un Perrier-Orangina. J’ai mal à la cheville, j’apprécie la pause. Une grande descente et une longue montée plus loin nous atteignons Villefranche de Panat et son lac. Il nous faut maintenant redescendre traverser le Tarn en direction de Broquiès. Pendant plusieurs kilomètres de cette descente, l’absence de bitume nous pénalisera. Du Tarn jusqu’à Belmont-sur-rance, les pentes sont douces, mais la fatigue se fait sentir. Nous atteignons Belmont vers 20h. Ensuite il reste 20 km dont 15 à 5%. Cela va être dur. Heureusement Marcel, en interrogeant une personne trouve un restaurant qui peut nous accueillir. Il s’agit en fait d’une pension ouvrière où l’on nous sert une assiette de charcuterie et un …. Couscous aveyronnais ! Miam ! Nous mangeons bien, mais point trop car le col de Sié nous attend. La montée se fera tranquillement à 3 de front sur une route déserte et à la lueur de la pleine Lune. Du col jusqu’à Lacaune une belle descente nous attend. Nous atteignons l’hôtel à 23h15, l’accueil est très sympathique et la chambre spacieuse. Le gardien de nuit signe nos carnets de route. Nous sommes un peu euphoriques, 1000 km ont été réalisés, les grosses difficultés sont derrière nous. Demain il ne reste qu’une petite étape de 170 km, plutôt descendante (nous sommes à 850 m d’altitude), nous savons que des copains viendront à notre rencontre sur la route, nous avons jusqu’à 19h pour arriver à Perpignan, nous sommes optimistes.

    CINQUIEME ETAPE. Aujourd’hui c’est grasse mat’, le plateau petit-déjeuner est bon et copieux. Nous partons de bonne humeur à 5h40 de Lacaune pour gravir le col de Picotalen à 1004 m d’altitude. C’est le point culminant de notre randonnée.
    Belle descente sur La Salvetat et nous remontons sur le col de la Baraque. Quelques gouttes puis le brouillard nous font craindre une mauvaise météo, mais non. Dans la descente de St Pons de Thomiers, Marcel et moi nous amuserons comme des fous entre 60 et 70 km/h. Arrivés en bas, à la boulangerie, un camionneur vient nous voir pour nous dire qu’il a vu 3 autres vélos couchés en haut vers le col de la Baraque. Nous comprenons qu’il s’agit de nous et rigolons bien. Le camionneur a du mal à croire que soyons déjà en bas ! Après un petit-déjeuner, nous repartons pour l’avant-dernier col de la journée : St Colombes. Laurent malgré une douleur au genou est tellement en forme que nous le voyons disparaître au loin. Du col nous plongeons, par une magnifique descente jusqu’à la plaine de l’Aude.

    Nous passons Ornaisons, traversons le canal du Midi et atteignons Durban-Corbières, le prochain contrôle.
    A l’entrée du village nous découvrons Lymasse, Pastèque et Isard09, des cyclistes couchés qui sont venus à notre rencontre. Midi approchant, nous déjeunons d’un rapide plat du jour et partons vers Tuchan à l’ascension des 3 dernières bosses, dont le col de l’Extrême (sud ? car il n’est ni raide ni haut) puis la côte de Tuchan et enfin la montée de Vingrau où Pastèque et Isard09 nous quitteront. Il ne nous reste plus qu’à passer à Espira de l’Agly poster la dernière carte et aller pointer au commissariat de Perpignan. Finalement nous aurons roulé 1220 km.



    ARRIVEE

    Lymasse nous offre, ensuite le gîte et le couvert, c’est génial. Nous refaisons la diagonale, devisons de notre passion des vélos couchés, gouttons des Combucha. Tu es géniale Lymasse ! Elle nous montre sa plaque DP qu’elle avait prévu de faire en mai avec Serge. Tu, vous pouvez encore y aller, vous pouvez le faire, et ça en vaut le coût !
    La joie nous étreint, mais en même temps un petit sentiment de nostalgie apparaît, c’est fini, le jeu est fini, la randonnée est finie, demain retour au monde réel. Les rêves d’autres diagonales viennent à l’esprit. Mais quelle joie, nous l’avons fait, nous avons traversé la France de son extrême Nord à son extrême Sud, en 100h ! Cette diagonale n’est sans doute pas la plus facile (y en a-t-il de faciles ?) mais c’est tout un symbole. Nous ne regarderons plus les cartes de France de la même manière. Maintenant un segment vertical les traversant de part en part nous apparaîtra. C’est beau. Nous voulons repartir ! Mais d’abord retrouver notre famille.

    Merci à nos équipiers de route, ils sont supers, merci à nos familles qui nous ont laissé la disponibilité de vivre cette aventure, merci à tous nos amis qui sont venus à notre rencontre et qui nous ont encouragés, qui ont relayé nos informations, merci à Jean Philippe et Isabelle Battu qui nous ont encouragés à nous lancer dans cette aventure


le 13 octobre 2009 par Lymass




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