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Randonnées



Les 17 et 18 juillet 600 km à la découverte de la vallée de l'Ource





    Un départ matinal, juste avant potron-minet, pour tailler la longue route qui m'attend avant d'accéder à cette vallée de l'Ource, puis à mon hébergement nocturne à Alise Ste Reine. Au début j'avais envisagé de dormir à la belle étoile en emmenant dans mes bagages un petit duvet. Solution tentante car il offre une totale liberté dans l'organisation de sa journée. L’inconvénient, car il y a toujours un revers à la médaille, c'est que dans ces conditions on ne dort guère plus de 5h00 et je voulais rouler de jour à certains endroits du parcours. Faire 600 km d'une traite j'ai déjà donné. Là, le but de cette randonnée, c'est se mettre en condition pour ma prochaine diagonale. Dérouler des kilomètres et contempler du paysage.

    Je commence mon périple en rejoignant la levée de la Loire à Sandillon. Ne peut-on rêver plus beau spectacle que l'eau de ce fleuve royal qui scintille au milieu de la nuit noire ! Au loin le ciel s'illumine de nombreux éclairs. L'orage doit être loin car pas un bruit ne me parvient. Si la scène est féerique, elle n'en est pas moins décourageant pour la suite de mon voyage. A Chateauneuf-sur-Loire, l'aube naissante commence à déchirer l'encre de la nuit. Le soleil pointera le bout de son disque un peu après Lorris.

    De Chatillon Coligny à Brienon sur Armançon, je reprends les traces de notre précédent périple accompli avec Jean-Pierre l'année précédente, sur le retour d'Epernay. Alors que j'avance avec le beau temps en point de mire, le ciel gris et nuageux me talonne, sans toutefois menacer de m'arroser.

    Un peu après St Florentin, où je me suis ravitaillé pour le repas du midi, je quitte la vallée de l'Armançon pour gagner celle de la Seine en passant par le pays Chaourçois, dont la ville de Chaource qui lui a donné son nom, ainsi qu'à l'excellent fromage de cette région. Le paysage, agricole dans sa grande majorité, est ondulé à souhait mais sans excès.

    L'Ource est un des premiers affluents de la rive droite de la Seine dans son cours supérieur. J'y accède un peu après Bar-sur-Seine, pour remonter son cour sur une soixantaine de kilomètres. Au début de la vallée, le vignoble sud champenois se partage le terrain avec les céréales, accaparant les hauteurs du vallon et cherchant ainsi le maximum de soleil. Ensuite la vallée va en se rétrécissant, ne laissant plus de place qu'à la forêt. A Grancey-sur-Ource, on passe un verrou et elle s'élargit de nouveau en ayant pris de la hauteur, les céréales ont conquis la moindre parcelle cultivable. Le paysage est reposant et a ses charmes. A tel point que le peintre Auguste Renoir s'établit durant une vingtaine d'année dans le village d'Essoyes. Il y est enterré avec son épouse et ses trois enfants.


    Avant d'arriver au village de Leuglay, où je quitterai cette vallée bucolique, maître Goupil sévit au bord de la route. En arrêt, prêt à bondir sur sa proie, en l’occurrence certainement un petit rongeur et tellement concentré sur son festin qu'il ne m'a pas entendu venir. J'ai ainsi pu le côtoyer à moins de 2 mètres. Inutile de vous préciser que lorsqu'il détecta ma présence, il fila bon train au travers de ce champs de chaumes. Je me régalais à le regarder détaler et aussi surprenant que cela fut, c'est qu'il s'arrêta, alors qu'il avait déjà pris une bonne cinquantaine de mètres, lorsque je le sifflais comme à un chien, intrigué par cet olibrius sur son drôle d'engin, venu le surprendre dans son intimité, lui le maitre de la discrétion.

    Il me reste alors une soixantaine de kilomètres pour rejoindre mon hôtel. Je navigue tout d'abord en pleine forêt dans une succession de bosses et de côtes, puis j'émerge à l'air libre au village de Baigneux-les-Juifs, où je retrouve la Seine. Je suis à une dizaine de kilomètres de sa source, autant dire qu'elle s'apparente à un ruisseau. Je reprend un peu d'altitude pour ensuite suivre la rivière du Rabutin qui me mène à Alise-Ste-Reine, fin de ma première étape.

    Qui n'a pas gravit les rues d'Alise-Ste-Reine, n'a jamais monté un raidar digne de ce nom !!! Ou alors si... dans le final du Paris-Camenbert, mais dans le cas présent c'est un brin plus long. Les connaisseurs apprécieront. Du trois chevrons sur la carte Michelin et sans faiblir. Autant vous dire qu'il a fallu déployer toute l'énergie dont j'étais encore capable et que mes petits poumons recherchaient désespérément la moindre parcelle d'oxygène. Mes Quadriceps s'en souviennent encore. Je me gratifiais à l'arrivée d'une bonne douche et d'une mousse. L'hôtel se nomme le Lutécia. Rien de bien original sur le site qu'on prête, à tort, au siège d'Alésia. D'éminents historiens et chercheurs, situent cette ville plutôt vers le bas du Jura à Chaux des Crotenay. Un logement spartiate, mais non dénuée de confort, avec les commodités et la douche sur le palier. Le prix de la chambre fut à la hauteur de la prestation si ce n'est ce vilain clébard qui donna de la voix en pleine nuit.

    Le lendemain matin, il fallut redescendre la côte. Pas question d'emballer la bécane qui a de furieuses envies de se propulser de l'avant en raison de la déclivité, d'autant qu'il fait nuit noire avec ce départ très matinal. Je franchis le canal de Bourgogne pour accéder à Semur-en-Auxois où je retrouve l'Armançon. Belle ville médiévale avec son château, ses remparts, ses maisons à pan de bois et ses pavés, pavés classés et faisant partie intégrante de ce patrimoine. Ah ! Ces pavés ! Ce fut beau, mais secouant, voir rodéonesque. J'ai bien cru y laisser mes vertèbres et la crainte que toutes les vis de mon vélo se dispersent sur la chaussée avec ces vibrations et secousses.


    Avallon, connu des membres de l'ALLS pour un excellent séjour passé en son enceinte, fut ma prochaine étape où je dévalise une boulangerie pour mon petit déjeuner. Le café sera pris bien plus tard, les estaminets n'étant pas encore ouverts à cette heure-ci. J'y parviens en prenant les petites routes qui me feront admirer, entre autre le château d'Epoisse, connu également pour son fromage. Après, direction Vézelay et sa basilique Sainte-Marie-Madeleine. C'est sur ce tronçon que ce joue le maillot à pois. Je commence par me perdre à la sortie d'Avallon en prenant la direction d'Auxerre. Je récupère mon itinéraire par une petite route qui me permet d'admirer une superbe église au village de Vault-de-Lugny. Je reste toujours étonné de découvrir dans des villages où il n'y a pas grands âmes qui vivent ou parfois en rase campagne, de pareil merveille d'architecture. Se perdre a décidément ses charmes !

    J'accède au village de Vézelay par une rampe sévère et me propulse ensuite vers Clamecy, où je me ravitaille. La suite, c'est Cosne-sur-Loire où je me sustente de mon repas de midi, face au fleuve royal. Mais avant d'accéder à cette localité, mes roues me conduisent à Donzy. Mon itinéraire suit la vallée du Nohain, bien plus agréable que la grande route qui mène à Cosne et me permet ainsi d'admirer le château de Presle à Sully-la-Tour.

    Après, la Loire fut mon fils conducteur jusqu'à St Gondon. De là je plonge avec délice dans les frondaisons de ma Sologne pour rejoindre enfin le logis familial.


    Amitié, bisous, tendresse.
    Le pape des manivelles.


le 09 septembre 2010 par Lymass




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